Garcia l'avait tenté en coupe contre Amiens de mémoire, et il avait été franchement décevantromainpat94@free.fr a écrit : ↑02 juin 2025, 09:01 Pas vraiment un contexte favorable a l ESTAC pour lui mais son temps de jeu inexistant reste quand même une énigme ...a quoi bon, le prendre en prêt ...
Oui je me rappellejerem2 a écrit : ↑02 juin 2025, 13:46Garcia l'avait tenté en coupe contre Amiens de mémoire, et il avait été franchement décevantromainpat94@free.fr a écrit : ↑02 juin 2025, 09:01 Pas vraiment un contexte favorable a l ESTAC pour lui mais son temps de jeu inexistant reste quand même une énigme ...a quoi bon, le prendre en prêt ...
Un article de l'Equipe sur Gabriel et son passage à Troyes (petite itw de Jean-Louis Garcia au passage) :
Bien avant d'être l'un des meilleurs défenseurs au monde avec Arsenal ou même de se révéler à l'Europe avec Lille, le Brésilien Gabriel avait été prêté à Troyes lors de la saison 2017-2018. Elle devait être celle de l'envol du joueur de 20 ans qu'il était à l'époque, mais elle s'est terminée au bout de six mois. Dans une part d'incompréhension.
Flavien Trésarrieu
publié le 27 mai 2026 à 07h16
Jean-Louis Garcia attendait avec envie notre coup de fil. C'était l'occasion pour ce jeune retraité de 63 ans de retracer un épisode qui l'a marqué. D'exposer, aussi, la raison pour laquelle Gabriel n'a pas pu lancer sa carrière européenne à Troyes (4 matches). « C'est le plus grand regret de ma carrière », annonce l'ex-entraîneur de l'Estac.
Alors, cette discussion sur la saison 2017-2018 était pour lui et pour Luis de Sousa, l'ex-directeur sportif désormais à Pau (L2), l'occasion de tout se remémorer à propos du Brésilien, qui affrontera le Paris-SG en finale de la Ligue des champions avec Arsenal, samedi (18 heures).
La genèse du prêt : « J'ai tout de suite flashé sur lui »
« À l'été 2017, on venait de monter en L1. J'avais ma charnière Jimmy Giraudon-Christophe Hérelle, on avait pris aussi Oswaldo Vizcarrondo pour son expérience, mais je voulais un quatrième défenseur central, un gaucher », décrit Garcia. Luis Campos l'avait recruté à Lille six mois plus tôt mais le LOSC lui cherchait un prêt.« J'ai découvert Gabriel via des vidéos avec le Brésil U20, se souvient le technicien. Il était grand, puissant, capable de faire de belles diagonales et il avait déjà ce jeu de tête impressionnant. J'ai tout de suite flashé sur lui. Avec Luis, on s'est dit : "On y va." »
Accompagné de ses parents, Gabriel découvre alors le quotidien troyen. Son père est présent à chaque entraînement. « Il était là sans être envahissant », précise De Sousa. Garcia emboîte : « Il était poli, le genre à venir saluer tout le monde dans les bureaux chaque matin. »
Une blessure et une quête d'opportunité : « Des petites brouilles avec Campos »
« Quand il arrive, on se rend compte qu'il ne peut pas s'entraîner à fond. Il traînait une vieille blessure aux adducteurs, constate Garcia. Très vite, on met en place un protocole. On se dit qu'on a le temps. Mais tout ça traîne jusqu'à la trêve de Noël. » Et il ne joue qu'un match en cinq mois (contre Amiens, en Coupe de la Ligue).
« Après la trêve, on perd à Angers (1-3). Gabi était sur le banc, ajoute Garcia. Ensuite on bat Lille (1-0), mais il ne pouvait pas jouer en raison d'un accord avec le LOSC. Puis on joue Toulouse. Et là, 3e minute : M. Bastien expulse Giraudon pour une obstruction... Je décide alors de sortir Bryan Pelé pour le lancer. Son début de match est compliqué et Yaya Sanogo marque très vite en le devançant de la tête (11e). On perd le match 1-0. Mais je le reconduis contre Saint-Étienne en Coupe de France et là, Gabi monte en puissance. J'étais décidé à la réaligner contre Dijon mais le match a été reporté. Et sur le match de L1 suivant, contre Strasbourg (le 11 février), je récupère tout mon effectif et là, Gabriel voit qu'il n'est pas dans la mise en place. »
« Signer un chèque en blanc, vis-à-vis de mes autres joueurs, je ne sais pas faire »
Jean-Louis Garcia, ancien entraîneur de Troyes
Le Brésilien prévient alors ses agents. « Ils voulaient des garanties, parce que c'était la fin du mercato. Mais moi, je ne me sentais pas capable de me lier à lui. Signer un chèque en blanc, vis-à-vis de mes autres joueurs, je ne sais pas faire. Alors Lille l'a reprêté au Dinamo Zagreb où ça ne s'est pas très bien passé (1 match en six mois). » De Sousa glisse : « Il a pu y avoir quelques petites brouilles avec Luis Campos. »
« Gabriel a été un peu trop impatient. En communiquant un peu plus avec lui, peut-être qu'il aurait mieux compris qu'il était dans la tête du coach, estime De Sousa. Je suis sûr que ça aurait eu une influence sur la suite de notre saison, sur notre maintien. » Mais Garcia affirme : « Je vous l'assure, j'étais sûr qu'il irait loin. Si c'était à refaire, je ferais différemment. J'étais trop dans les sentiments par rapport aux joueurs qui étaient de la montée. »
Bien avant d'être l'un des meilleurs défenseurs au monde avec Arsenal ou même de se révéler à l'Europe avec Lille, le Brésilien Gabriel avait été prêté à Troyes lors de la saison 2017-2018. Elle devait être celle de l'envol du joueur de 20 ans qu'il était à l'époque, mais elle s'est terminée au bout de six mois. Dans une part d'incompréhension.
Flavien Trésarrieu
publié le 27 mai 2026 à 07h16
Jean-Louis Garcia attendait avec envie notre coup de fil. C'était l'occasion pour ce jeune retraité de 63 ans de retracer un épisode qui l'a marqué. D'exposer, aussi, la raison pour laquelle Gabriel n'a pas pu lancer sa carrière européenne à Troyes (4 matches). « C'est le plus grand regret de ma carrière », annonce l'ex-entraîneur de l'Estac.
Alors, cette discussion sur la saison 2017-2018 était pour lui et pour Luis de Sousa, l'ex-directeur sportif désormais à Pau (L2), l'occasion de tout se remémorer à propos du Brésilien, qui affrontera le Paris-SG en finale de la Ligue des champions avec Arsenal, samedi (18 heures).
La genèse du prêt : « J'ai tout de suite flashé sur lui »
« À l'été 2017, on venait de monter en L1. J'avais ma charnière Jimmy Giraudon-Christophe Hérelle, on avait pris aussi Oswaldo Vizcarrondo pour son expérience, mais je voulais un quatrième défenseur central, un gaucher », décrit Garcia. Luis Campos l'avait recruté à Lille six mois plus tôt mais le LOSC lui cherchait un prêt.« J'ai découvert Gabriel via des vidéos avec le Brésil U20, se souvient le technicien. Il était grand, puissant, capable de faire de belles diagonales et il avait déjà ce jeu de tête impressionnant. J'ai tout de suite flashé sur lui. Avec Luis, on s'est dit : "On y va." »
Accompagné de ses parents, Gabriel découvre alors le quotidien troyen. Son père est présent à chaque entraînement. « Il était là sans être envahissant », précise De Sousa. Garcia emboîte : « Il était poli, le genre à venir saluer tout le monde dans les bureaux chaque matin. »
Une blessure et une quête d'opportunité : « Des petites brouilles avec Campos »
« Quand il arrive, on se rend compte qu'il ne peut pas s'entraîner à fond. Il traînait une vieille blessure aux adducteurs, constate Garcia. Très vite, on met en place un protocole. On se dit qu'on a le temps. Mais tout ça traîne jusqu'à la trêve de Noël. » Et il ne joue qu'un match en cinq mois (contre Amiens, en Coupe de la Ligue).
« Après la trêve, on perd à Angers (1-3). Gabi était sur le banc, ajoute Garcia. Ensuite on bat Lille (1-0), mais il ne pouvait pas jouer en raison d'un accord avec le LOSC. Puis on joue Toulouse. Et là, 3e minute : M. Bastien expulse Giraudon pour une obstruction... Je décide alors de sortir Bryan Pelé pour le lancer. Son début de match est compliqué et Yaya Sanogo marque très vite en le devançant de la tête (11e). On perd le match 1-0. Mais je le reconduis contre Saint-Étienne en Coupe de France et là, Gabi monte en puissance. J'étais décidé à la réaligner contre Dijon mais le match a été reporté. Et sur le match de L1 suivant, contre Strasbourg (le 11 février), je récupère tout mon effectif et là, Gabriel voit qu'il n'est pas dans la mise en place. »
« Signer un chèque en blanc, vis-à-vis de mes autres joueurs, je ne sais pas faire »
Jean-Louis Garcia, ancien entraîneur de Troyes
Le Brésilien prévient alors ses agents. « Ils voulaient des garanties, parce que c'était la fin du mercato. Mais moi, je ne me sentais pas capable de me lier à lui. Signer un chèque en blanc, vis-à-vis de mes autres joueurs, je ne sais pas faire. Alors Lille l'a reprêté au Dinamo Zagreb où ça ne s'est pas très bien passé (1 match en six mois). » De Sousa glisse : « Il a pu y avoir quelques petites brouilles avec Luis Campos. »
« Gabriel a été un peu trop impatient. En communiquant un peu plus avec lui, peut-être qu'il aurait mieux compris qu'il était dans la tête du coach, estime De Sousa. Je suis sûr que ça aurait eu une influence sur la suite de notre saison, sur notre maintien. » Mais Garcia affirme : « Je vous l'assure, j'étais sûr qu'il irait loin. Si c'était à refaire, je ferais différemment. J'étais trop dans les sentiments par rapport aux joueurs qui étaient de la montée. »
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