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Rony Lopes (2022 - 2023)

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Romainpat94 bis
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par Romainpat94 bis »

Ronny est un super joueur et son interview est attachant .. technique, adroit devant le but ..accrocheur ..on a pas eu souvent un joueur de ce niveau a l ESTAC ...
Ex Romainpat
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polo
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par polo »

ARTICLE SUR EE :

Rony Lopes, l’enfant prodige des Citizens
Le Portugais raconte comment il a vécu son transfert de Benfica à Manchester City quand il avait quinze ans, son intégration réussie outre-Manche, et sa déception de ne pas avoir pu exprimer l’étendue de son potentiel.

Rony Lopes est de retour cette semaine dans la ville de Manchester, où il est arrivé de Benfica à l’âge de 15 ans.
Rony Lopes est de retour cette semaine dans la ville de Manchester, où il est arrivé de Benfica à l’âge de 15 ans. -



Il y a plus de dix ans, vous débarquiez à l’âge de 15 ans à Manchester après avoir signé un contrat avec les Citizens. C’est difficile de ne pas être nostalgique …

La dernière fois que j’étais là-bas, je me suis entraîné sur ces mêmes installations. Ça fait drôle, je n’ai que de bons souvenirs.

Étiez-vous déjà retourné à Manchester depuis votre départ en prêt pour Lille ?

Oui, une fois pour l’anniversaire de mon petit frère Gabriel (23 ans). Il habite là-bas. Il m’a rejoint un an après mon arrivée à Manchester, a fait l’école, l’université. Il est installé avec sa copine, fait sa vie là-bas. Il prépare un doctorat dans le business.

Est-ce la décision de quitter le Portugal pour Manchester fut facile à prendre quand vous aviez 15 ans ?

Apparemment, le club me suivait depuis mes 13 ans. Les dirigeants sont entrés en contact avec mes parents. C’était une fierté d’être approché. Maintenant, tu vois beaucoup de joueurs du Benfica sortir vers des clubs comme City, mais à cette époque, c’était rare. C’était spécial, mais le choix a été vite fait. Ce qui a été plus dur pour moi, ça a été de quitter ma famille quand j’avais 12 ans pour entrer au centre de formation de Benfica. Je n’avais pas l’habitude d’être éloigné de ma famille. Il y avait trois heures de voiture entre notre maison et Lisbonne. Là, c’était dur. Ma mère, mon frère et ma sœur venaient me voir à chaque match à domicile, mais je pouvais rester trois mois sans voir mon père, qui était chauffeur-routier. Partir à Manchester, c’était dur aussi parce que c’était plus loin, dans un pays que je ne connaissais pas, je ne parlais pas anglais. Mais c’était un challenge pour moi. Avec toute ma famille, on a pris la décision d’accepter.

Avec un deal toutefois : que votre papa, Marco, vous accompagne…

Oui, c’était la condition. Il a laissé son travail pour venir avec moi. C’était une décision familiale. J’ai toujours eu leur soutien.

« J’étais fier de dire à mes parents de ne plus travailler. »
La différence entre la vie au Portugal et celle en Angleterre a dû être brutale…

Oui. Je suis arrivé là-bas en été, mais à Manchester, il n’y a pas vraiment d’été hein ! (rires). La culture était différente, ça a été un choc, mais je suis quelqu’un qui m’adapte bien. La première année a été compliquée, il y avait des problèmes dans le transfert. Mon père et moi sommes restés deux mois à l’hôtel, puis on a été logés dans un appart’hôtel plusieurs mois. C’est après ça qu’on a trouvé une maison. J’avais 16 ans à ce moment-là.

À cette période-là, vous gagniez suffisamment votre vie pour subvenir aux besoins de la famille ?

Non, pas du tout. Tout le monde pense que j’ai gagné beaucoup d’argent en partant de Benfica pour Manchester City. Ce n’est pas du tout la vérité. Ma première saison, je ne gagne pas beaucoup. Mon père et ma mère avaient des économies. Après la première saison, c’était mieux...

C’est pour cette raison qu’à l’aube de la saison, votre père et vous êtes rejoints par toute la famille…

Oui, ma mère, ma grande sœur, mon petit frère. Là, c’était magnifique. Je suis parti faire la préparation avec les pros...

Et rapidement, vous faites votre première apparition chez les pros. Vous souvenez-vous de ce match ?

Bien sûr, contre Watford, en Cup. Avant de marquer, j’ai dû toucher deux fois le ballon, pas plus. Je marque sur une frappe de Mario Balotelli repoussée par le gardien. Je marque avec le pied droit en plus. C’était le début de mon histoire avec les Citizens, mon plus beau moment, mais après, j’ai connu beaucoup de bonheur. La troisième année, j’étais capitaine des moins de 21 ans, l’équipe était coachée par Patrick (Vieira), on a joué la Youth League. J’avais ma famille, j’avais la confiance du club, j’avais la confiance de mes coéquipiers, j’avais un rôle important, le plus dur, c’était vraiment la première saison. J’ai cette facilité de m’adapter, j’ai eu de la chance qu’à mon arrivée, il y a avait un seul joueur qui parlait portugais. J’étais obligé d’apprendre l’anglais le plus vite possible.

Et d’un point de vue footballistique, la transition entre le foot portugais et le foot anglais, a dû être tout aussi brutale ?

C’était dur (il souffle). C’était dur. À Benfica, on avait l’habitude de beaucoup gagner, il y avait moins d’adversité, on avait plus le ballon, on jouait avec moins d’intensité. En Angleterre, les autres équipes, c’était costaud. C’était tout le temps, courir, courir… J’ai appris un autre football, à courir surtout.

Vous aviez aussi ce statut de pépite. Est-ce que vous subissiez un traitement spécial de vos adversaires ?

Non, je n’ai pas eu ce sentiment. J’ai senti du respect au contraire. Je n’étais pas le joueur ciblé.

Avez-vous vécu, là-bas, vos plus belles années de footballeur, des années où on croit en ses rêves, en son destin ?

C’était magnifique. J’étais fier aussi de pouvoir dire à mes parents de ne plus travailler. Je pouvais aider la famille, ils méritaient, pour tout ce qu’ils avaient fait pour moi.

« Je crois que je peux encore faire de belles choses.»
Et vous qui voyiez peu votre papa au Portugal, vous vous êtes découvert à Manchester…

Oui, j’étais tous les jours avec lui. C’était bien. Mon père, il veut toujours le meilleur pour moi. Parfois, il était un peu dur, si je ne faisais pas le boulot sur le terrain, mais c’était bon pour moi. Mon père, c’est aussi mon meilleur pote. C’est magnifique cette relation. Chaque fois que j’arrive dans un nouveau club, il reste les deux premières semaines avec moi. Pendant la saison, il vient à chaque fois qu’il peut. S’il pouvait, il viendrait me voir à chaque match. Il est retourné vivre à Vila Nova de Poiares, là où on était quand on est arrivé du Brésil quand j’avais quatre ans. On a juste changé de maison. Maintenant, il est coach mental et gère nos investissements.

Quelle image vous revient de ces années chez les Citizens ?

(Sans réfléchir). J’ai gardé une chose simple dans ma tête. On était en train de manger lors de mon premier stage avec les pros et Kun (Aguëro) m’a fait comprendre qu’il était impressionné. Il disait à Nigel de Jong, «tu vois le petit là, il n’a que 16 ans, tu te rends compte ? » Je me rappelle d’un match de Coupe contre West Ham où je fais deux passes décisives, et je suis MVP du match. Cette année-là, on gagne la Coupe.

Vous aspiriez à devenir un grand joueur, forcément ?

J’avais le rêve d’aller loin, je rêvais de sélection, parce que j’avais fait toutes les sélections jeunes au Portugal. Je savais que j’étais capable.

Ce sont les blessures à répétition à l’ischio qui vous ont empêché d’accomplir vos rêves ?

Oui, c’est ce que je pense. Les blessures sont arrivées toujours au moment où j’étais trop bien. À Lille, même à Nice, quand je revenais bien... Ce sont toujours les ischios. Pareil avant la Coupe du monde en Russie... Je sais que si je n’avais pas eu toutes ces blessures, les choses auraient pu être différentes. Jusqu’à maintenant, ça m’a freiné, mais pas arrêté. Je suis encore jeune, je crois que je peux faire encore de belles choses. Mentalement, ça a été dur. À Lille, quand ça m’arrive une première fois, ça va, mais quand ça s’enchaîne, c’est dur, c’est dur. Parce que je suis un joueur qui a besoin de temps pour revenir, pour élever le niveau. À chaque fois, j’ai eu l’impression de repartir de zéro. La seule saison où je performe, c’est à Monaco, je n’ai pas eu la moindre blessure. J’ai fait toute la prépa, j’ai joué tous les matches, tout le monde a vu ce que ça donne.

« Venir à Troyes, c’était une façon de remercier City pour tout ce qu’ils ont fait pour moi »
Pourquoi avoir choisi de quitter Manchester pour un prêt à Lille ? N’avez-vous pas de regrets par rapport à ce choix ?

En fait, Manchester et moi avons pensé que j’avais besoin de quelque chose entre le niveau des moins de 21 ans et la Premier League. Mon agent avait joué à Lille, le club était intéressé, on a pensé que c’était une bonne chose. C’était un bon choix à ce moment-là.

Continuez-vous de suivre Mancester City, comme si c’était votre club ?

Toujours, toujours. Je suis tout. J’aime leur façon de jouer, j’ai des potes là-bas, avec qui j’ai joué en sélection portugaise, comme Joao Cancelo, Bernardo Silva.

Venir à Troyes en prêt, c’était une façon de vous rapprocher de Manchester City ?

Oui, c’est un peu ça. C’était un bon projet, une façon de les remercier pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Après, la vraie façon de remercier, c’est d’être fort sur le terrain. Mais oui, c’était ça l’idée. Là, j’ai encore eu une petite blessure, mais c’est passé. Statistiquement, je suis à deux buts et à quatre passes décisives, c’est bien. Mais je pense je peux montrer ce que je peux faire ici.
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seboun
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par seboun »

Il y a ce petit article aussi où il parle du nouveau coach :
SUR LE CHANGEMENT D’ENTRAÎNEUR :
« LE GROUPE AVAIT BESOIN DE ÇA »
Il est encore trop tôt pour connaître les bienfaits du changement d’entraîneur opéré par la direction, mais Rony Lopes livre des indices importants : « Patrick (Kisnorbo), c’est un entraîneur étranger, donc les idées sont différentes. Moi, je remercie Bruno (Irles), il a toujours été top avec moi. Après, pour l’équipe, le changement de coach, sur ce que j’ai vu aux entraînements, ça fait beaucoup, beaucoup de bien. Je vois une mentalité différente, je pense que le groupe avait besoin de ça. Je ne peux pas parler tactique, mais je crois que ça va aussi être très très bien pour moi. » Ce stage en cours à Manchester est aussi une façon de poser les bases d’un nouveau départ : « ce sera important, on passe plus de temps ensemble, ce sera précieux pour la seconde partie de saison. »
J’aime beaucoup cette phrase soulignée.
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Nitarm
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par Nitarm »

Comme quoi même lui aussi n'était pas d'accord avec Bibi j'imagine qu'il va passer dans l'axe 😄
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palexandre
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par palexandre »

Pas sûr car Paddy devrait jouer en 4-3-3 avec une pointe basse et deux 10 sur les côtés et deux ailiers.
Bon, les joueurs de côté peuvent repiquer au centre..
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vodkacerise
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par vodkacerise »

çà me parait bien bien ambitieux ce type de 4-3-3 lorsqu'on joue le maintien en L1 , wait and see ...
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turtle
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par turtle »

palexandre a écrit : 08 déc. 2022, 11:07 Pas sûr car Paddy devrait jouer en 4-3-3 avec une pointe basse et deux 10 sur les côtés et deux ailiers.
Bon, les joueurs de côté peuvent repiquer au centre..
Il n'a sans doute pas défini encore sa nouvelle formation, j'espère juste ne plus voir la défense a 5. Je pense que Lopes jouera en 10.
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palexandre
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par palexandre »

D'après l'EE, il aurait présenté aux joueurs ce schéma tactique. Propos rapportés par un ou plusieurs joueurs, ou supputation journalistique ? On ne sait pas.
Mais il m'étonnerait que fort que le 5-4-1 ou le 5-3-2 soit reconduit de BI.
Perso, comme beaucoup, j'aimerais bien Rony en 10, derrière Mama.
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palexandre
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Re: [11] Rony Lopes >> juin 2023 (prêt sans option)

Message par palexandre »

... première réponse ce samedi face à Leicester.
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