Derby Reims-Estac : qui va sabrer le champagne ?
Derby à gros enjeu en guise de cadeau de Noël à Delaune lundi (20 h 30). L’Estac peut être championne d’automne mais Reims déborde de motivation. Ça s’annonce bouillant.
On peut bien acheter tous les cadeaux de Noël qu'on veut, rien ne ferait plus plaisir aux supporters de l'Estac qu'une victoire à Reims. C'est le derby champenois, premier acte. On imagine bien volontiers l’ampleur que pourrait prendre le second à la 37e journée, si par bonheur les deux équipes étaient toujours à la lutte pour le podium…
Mais pour l'instant, il s'agit à la fois de marquer son territoire et de boucler en lettres capitales une phase aller qui restera, quoiqu'il arrive, plus que positive.
L'Estac a encore la chance d'être championne d'automne en cas de victoire, et Jean-Louis Garcia ne souhaite « surtout pas minimiser cette possibilité. Considérant qu'on a démarré par 2 défaites, être la meilleure équipe à la trêve, cela n'aurait rien d'anodin. C'est bien plus qu'un titre honorifique, ça serait même extraordinaire pour nous, même si bien évidemment, ça ne garantit rien pour la suite. C’est un match super excitant à jouer, et quoiqu’il arrive, on a ces 32 points qui nous permettent d’être avec la meute des prétendants. »
« Une pression positive»
Le discours cette semaine, respectueux mais ambitieux, avait changé de ton. Parce que c'est le derby, mais pas seulement. En faisant du premier duel au sommet à Brest simplement un match bonus, l'Estac en avait un peu oublié ce qui avait fait sa fait sa force jusque là : du jeu oui, mais surtout une forte capacité à faire déjouer son adversaire. « On avait raté ce match, se rappelle Stéphane Darbion. Cette fois, on reste très serein mais on sent aussi une pression positive. » Cette saison, l’Estac commet rarement deux fois la même erreur, elle apprend très vite, c’est aussi une de ses forces. « À Brest, on était parti un peu la fleur au fusil, on avait manqué de rigueur, souffle Garcia. Montrer nos qualités, ça ne veut pas dire seulement essayer de bien jouer mais être agressif, discipliné. Il faudra défendre à 11, pas seulement à 7 ou 8. »
Le dernier match contre Auxerre a laissé plutôt une impression positive malgré le nul (1-1) et aura été une parfaite répétition à la notion de derby ; de sorte que les Troyens n'ont aucune raison d'arriver timorés sur la pelouse de Delaune où ils ont tout à gagner.
S'il n’a que deux points de moins et peut gratter la deuxième place du classement ce soir, le Stade de Reims se cherche encore un peu, parfois, avec un collectif moins huilé. Mais il reste une machine ultra-performante à domicile (7 victoires en 8 matches). « C’est très très costaud, estime l’entraîneur troyen. Ils sont en confiance chez eux. Il va falloir se serrer les coudes, ne pas perdre de ballons dans les zones dangereuses. Il n’y a que sur les attaques placées où ils sont peut-être un peu plus en difficulté. Alors, il faudra garder le bon équilibre. »
Mais on perçoit bien que les Rémois en ont un peu ras la casquette de servir de souffre-douleur dans le derby. Dans ces conditions, si l'Estac parvenait à étirer encore un peu plus sa réussite dans ce duel champenois, elle aurait tout le loisir de voir la suite en rose.
Martial plutôt que Hérelle ?
Pas de surprise dans le groupe troyen où Grandsir revient de suspension et devrait être titularisé à droite. En charnière centrale, Garcia devrait faire le choix de laisser Martial titulaire, même si Hérelle est de retour dans le groupe. Les Troyens partent ce matin en bus.
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