Re: [L1/J23] Reims / Troyes - Dimanche 12 février 2023 à 15h
Posté : 08 févr. 2023, 22:19
Agbadou sera blessé pour dimanche, bonne nouvelle pour nous
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Stade de Reims-Estac : avant le derby, la gronde couve chez les supporters troyens
Après le match contre Lyon, le responsable des Magic Troyes a pris le micro devant les joueurs pour les exhorter à se bouger. Pour l’instant, les groupes de supporters ne sont pas trop véhéments, mais cela pourrait changer si l’Estac perd à Reims dimanche.
La scène a interpellé les observateurs du match Estac-Lyon samedi. À l’issue de la nouvelle défaite troyenne (1-3), une partie des joueurs est allée, comme d’habitude, saluer le kop en tribune Champagne. Mais cette fois, en retour, ils n’ont pas eu que des applaudissements. Anthony Alexandre, « capo » des Magic Troyes 1997, a pris le micro. Pour dire quoi ? « Il nous a dit qu’il fallait qu’on se bouge », relate un joueur. Le principal concerné confirme : « Je leur ai expliqué que ça faisait deux ou trois matches qu’on avait l’impression d’être pris pour des &#@* (sic). Je leur ai dit qu’il fallait que ça s’arrête, qu’ils avaient une dernière chance contre Reims. »
Le derby sonne comme un ultimatum
Le derby, dimanche (15 h), sera très important sur le plan sportif, mais pas encore un tournant décisif au classement. En revanche, sur le plan des encouragements et du soutien populaire, il sonne comme un ultimatum. « Il nous faut une victoire !, s’exclame Anthony Alexandre. Pour tout Troyen ce match va au-delà du résultat. On n’avance pas : perdre contre Lyon, ça peut arriver, mais ça vient après un non-match à Toulouse et deux claques contre Marseille et Lille. En fonction de ce qui se passe à Reims, on pourra imaginer des actions sur les prochains matches. »
Pour le moment, les groupes de supporters ont fait preuve de patience, mais celle-ci a atteint une limite que le derby peut faire valser. « Pour l’instant, on est patients, note Erwan, un des leaders des Tricasse crew 1986. Mais notre patience a des limites. Certains, dans le groupe, voulaient déjà gronder en tribune. Pour l’instant, on arrive à les canaliser. Mais bientôt, on ne pourra plus. Il pourrait y avoir des répercussions si ça se passe mal à Reims, la grogne va se libérer. »
« On ne sera pas dans la violence ou l’insulte, assure le responsable des Magic. Mais on a dit aux joueurs que si on jouait à Reims comme lors des derniers matches, on allait prendre une volée. Yoann Salmier (venu au contact du kop) a répondu que l’équipe allait continuer à se battre. On verra comment ça se passe dimanche. »
D’ailleurs, il est reproché au kop, ici et là, d’avoir rapidement réclamé la tête de Bruno Irles, alors qu’il fait preuve de bienveillance à l’égard de Patrick Kisnorbo, qui n’a pourtant pas un meilleur bilan comptable. « Déjà, on n’a pas demandé la démission de Bruno Irles pour son premier match, comme il l’a dit dans une interview. On avait remercié Laurent Batlles, mais il l’a pris contre lui. Ensuite, contrairement à Irles qui n’a jamais cherché à nous rencontrer, Kisnorbo s’est présenté à nous, avant le match contre Nantes. Dans sa communication, il nous a tendu la main, il n’est pas hautain et il vient nous saluer après chaque match, sauf à Toulouse. Et puis on sent que le courant passe bien avec les joueurs. » « Patrick Kisnorbo, je l’ai rencontré deux fois, ajoute le membre des Tricasse. Une fois avec d’autres responsables des groupes de supporters et une fois après un entraînement. C’est lui qui, après m’avoir vu et reconnu, est venu discuter avec moi. Et puis même après la défaite à Lyon, il est venu nous saluer avec les joueurs ; Irles n’aurait jamais fait ça. »
Ce sont donc plutôt les joueurs, à ce jour, qui sont visés par les critiques. « On veut onze guerriers sur le terrain, cinq sur le banc et un entraîneur hors de lui !, peste Erwan. Qu’on perde, c’est une chose, mais on veut voir une autre attitude. Je ne sais pas si c’est un manque d’investissement ou d’amour du maillot car Rony Lopes, qui est là en prêt et pas là pour longtemps, est l’un de ceux qui se battent le plus ! »
« On a le sentiment qu’il n’y a aucune révolte, reprend Anthony Alexandre. C’était mieux en début de match contre Lyon mais ça dure dix minutes ! Pareil à Toulouse : on fait dix bonnes minutes et dès qu’on prend un but, il n’y a pas de réaction. Je ne sais pas si c’est un problème d’envie, de combativité, mais il faut vite se réveiller. »