L’Estac en route pour la gloire ?
L’Estac a gagné le match à l’extérieur qu’il fallait vendredi à Auxerre (3-2). Un derby longtemps indécis qui la met en position plus qu’intéressante pour les deux dernières journées …
Si par bonheur, l’Estac termine sur le podium le 19 mai, on se souviendra longtemps de cette 23e minute à l’Abbé-Deschamps, peut-être le moment où tout a basculé durant le sprint final.
Pendant deux secondes, tout un stade a cru au but sur la tête de Courtet. La goal line n’ayant pas encore fait son apparition en Ligue 2, personne n’a été véritablement en mesure de dire si le ballon avait franchi la ligne et le jeu a continué. Pas de 3-1 pour l’AJA, une Estac toujours en vie qui allait saisir cette chance.
L’équipe troyenne n’a pas tout maîtrisé dans cette rencontre, mais elle l’a gagnée, elle a fait basculer un score défavorable à la mi-temps. Bref, elle s’est arrachée, et c’est peu ou prou ce qu’avait souhaité son entraîneur ces dernières semaines. « C’est un match qui se joue à rien mais on a su aller chercher le résultat, avoir ce soupçon de réussite qui nous a parfois fait défaut à l’extérieur. Pour moi, ce n’est pas un hasard », se réjouissait Jean-Louis Garcia.
La première période s’est jouée sur un fil. Tout s’est détraqué sur « un moment de flottement » après la sortie de Grandsir. « On s’est un peu liquéfié après un bon début », relevait Benjamin Nivet.
Tellement déterminée qu’elle en a perdu sa lucidité. « Après les deux buts auxerrois, on était surexcité, on s’est comporté comme s’il ne nous restait que cinq minutes à jouer », soufflait Garcia. « Quand on est rentré aux vestiaires, on a pensé que le coach allait nous faire des reproches, raconte Tristan Dingomé. Mais au contraire, il s’est montré très calme, nous a encouragés. » Il fallait faire baisser la tension, retrouver ses esprits.
Samassa revient bien
L’AJA pensait, elle, tenir son maintien. « On avait fait ce qu’il fallait en première mi-temps, on aurait pu mener plus largement. Mais le but de Dingomé juste après la pause nous fait très mal, expliquait Cédric Daury, l’entraîneur auxerrois. D’autant qu’on a un peu baissé physiquement à l’heure de jeu. »
La but de la victoire appartient à Nivet, toujours là dans les moments cruciaux. Garcia avait également souhaité voir Samassa prendre de l’ampleur sur les derniers matches et son gardien a été au rendez-vous avec deux arrêts de grande classe : sur la fameuse tête de Courtet et dans le temps additionnel sur la frappe de Sané à même dix mètres de lui. « Il n’y a pas de mystère, vous ne pouvez pas espérer jouer le podium sans que votre gardien soit décisif dans des moments comme ça, Je suis très content pour lui. » « Il y a eu un gardien décisif et un autre qui ne l’a pas été du tout », lâchait Zacharie Boucher, très critique envers lui-même.
Passée une alerte à la bombe, l’Estac a quitter l’Yonne le cœur rempli d’espoir. Cette magnifique 36e journée s’est poursuivie hier avec la défaite de Brest devant Nîmes (2-3). En attendant de voir si Lens va battre Strasbourg (c’est loin d’être gagné), l’Estac a quasiment son destin en main, un petit but derrière Amiens. Les Picards vont recevoir Laval avant d’aller à Reims, l’Estac va recevoir Reims puis finira à Sochaux. Brest et Nîmes vont guetter le moindre faux pas.
Faîtes vos jeux.
Source : l Est Eclair
http://www.lest-eclair.fr/23640/article ... -la-gloire