Foot / Benjamin Psaume est passé à autre chose…
Humainement, il laissera le souvenir d’un garçon charmant, apprécié du vestiaire. Sportivement, Benjamin Psaume n’aura pas su tirer parti, à Troyes, d’un gros potentiel. Rarement épargné par les blessures, le Gersois a finalement mis un terme à sa carrière professionnelle le mois dernier. Non sans quelques regrets.
Psaume, une démarche particulière, un corps fragile mais une efficacité redoutable. À chaque fois (ou presque) qu’il a joué, l’attaquant s’est illustré. Malheureusement, à Troyes, son passage restera marqué par les trop nombreuses blessures. « Dans la vie de groupe, dans l’Aube, je me suis régalé, témoigne-t-il. J’ai gardé des amis exceptionnels. Quand j’ai su que je ne serais pas gardé, les mecs sont débarqués à une quinzaine chez moi, pour me faire une surprise. On a fait un repas… C’était un moment rare, qui m’a touché. Car ça ne coûtait rien de passer. Les Azamoum, Nivet, Grax, Darbion, Drouin, Saunier, Aurélien (Gauthier), Manu (Pascal), et j’en oublie, m’ont montré qu’on était plus que des coéquipiers sur le terrain. » L’humain est toujours au cœur des discussions avec Psaume. « Dommage que cela ne se soit pas bien passé avec le coach, précise-t-il. Il ne m’a jamais trop fait confiance. Et ça fait ch… de finir une carrière avec un entraîneur comme ça. »
« J’avais plutôt bien préparé la suite de ma carrière... »
Son discours est étonnant. Jean-Marc Furlan l’a en effet souvent protégé. Benjamin ne le voit pas comme ça. Il a la dent dure… Mais est, aujourd’hui, passé à autre chose. « Après mon opération du talon d’Achille, en janvier, je me suis préparé pour rebondir, relever un nouveau challenge, confie-t-il. Un challenge qui ne s’est jamais présenté. » Il a cru pouvoir rejouer à Arles-Avignon, « chez (lui) ». « Mais le club a passé un accord de partenariat avec l’AS Monaco qui a imposé certains joueurs. Le président, avec qui je m’entends très bien, était pourtant prêt à me faire confiance… »
En septembre, faute de proposition « satisfaisante » (« À 29 ans, on ne fait pas les mêmes sacrifices qu’à 20 », dit-il), « Benji » a raccroché. « Je me suis fait une raison, consent-il. J’étais, en plus, usé par les blessures, usé psychologiquement. » Il a donc choisi de « passer à autre chose ». « J’avais plutôt bien préparé la suite, dans l’immobilier, dit-il. J’ai signé au Pontet, un petit club de CFA à côté d’Avignon. Avec Jérémy Clément, un ami avec qui j’ai débuté à Toulouse, nous nous étions promis de finir notre carrière ensemble. C’était la bonne occasion... »
En CFA, Psaume « cherchera, surtout, à (se) faire plaisir ». Car, pour l’heure, après des vacances à l’étranger, l’ancien Troyen n’est « pas encore prêt ». « Dans quinze jours, je devrais être capable d’affronter Sète, un de mes anciens clubs », conclut-il. Si son corps, enfin, le laisse tranquille…
Il va donc signer au Pontet en CFA bonne chance à lui, cet article résume assez bien son passage chez nous : très mitigé notamment dû à ses nombreuses blessures.